La Ville, La Construction, Les Arts

Visions italiennes 1909-1939

by Ettore Janulardo

Book cover: La Ville, La Construction, Les Arts

Extent: 278 pages

Publisher: L’ERMA di Bretschneider

Subjects: Art & Art History

Series: L'ErmArte

Series volume number: 17

Language: Italian

Paperback (Published)

(December 2016)

ISBN: 9788891311764

Price: $204.00

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De l’utopie futuriste a la ville fasciste et a sa chute. La ville italienne des premieres decennies du XXe siecle est marquee par une pluralite de suggestions esthetiques, de reflexions theoriques et de realisations artistiques et architecturales. On reconnat d’abord l’image mythique – encore tributaire de fortes fascinations pour l’idee de la ville ideale – de la ville du progres, de la ville-chantier par laquelle on forge l’avenir. L’allegorie de la construction du lendemain trouve dans l’elaboration futuriste son noyau de developpement. Ce mythe va survivre a lui-mme. Des le premier apres-guerre, dans un panorama artistique faisant du retour a l’ordre le double esthetique de la propagande et de la violence fascistes, on peut avoir recours aux mmes mots et aux mmes images d’avant-guerre – celles concernant la construction de l’avenir – avec d’autres finalites, qui s’averent cette fois exclusivement autoritaires et antidemocratiques. On passe ainsi de l’elan vertical imagine par l’utopie architecturale futuriste a la theorie d’une ville verticale au sens hierarchique du mot. Sans pouvoir longtemps imposer un projet de la ville authentiquement fasciste et coherent, le regime se sert des images de la ville que l’art, la demographie, l’economie, l’histoire et la mythologie peuvent fournir. Dans le domaine des arts et dans les milieux professionnels, l’on se dispute alors l’honneur d’incarner la tendance la plus fasciste, donc la plus classique, la plus moderne, la plus nationale, selon le composite vocabulaire de l’epoque. La realite historique voit le regime distribuer critiques et encouragements, tout en se consacrant a des operations concretes: la creation de petits centres habites, mais aussi les demolitions dans les grandes villes. Le fascisme transforme donc le mythe futuriste de l’urbanisation permanente en projet de glorification urbaine se voulant digne de l’Empire romain. La vision urbaine fasciste et autarcique, avec son mythe de Rome, se fait enfin submerger par le conflit mondial et par d’autres mythes.

  • By (author) Ettore Janulardo