Vivre habille
by Odile Blanc
Tourner autour du vetement en faisant varier les points de vue, c’est ainsi qu’il a plu a Odile Blanc de questionner nos manieres d’etre et de vivre habille.
Tout de meme. Cela fait longtemps que savants ou artistes nous signifient que nos vetements ne sont pas qu’un assemblage d’etoffes destinees a rendre nos corps presentables en public. A l’evidence, cet appareil eminemment social merite serieuse reflexion. Voire. Ce n’est pas seulement un simple repertoire de formes et de motifs annonciateurs de qui l’on est et d’ou l’on vient, ni une somme d’objets dont la mode nous enseigne depuis belle lurette les combinaisons. Parce qu’il implique d’emblee un regard, le sien et celui des autres, le vetement est aussitot un vetir, un acte autant qu’un artefact. L’habit est l’etre habille. C’est pourquoi on lui prete volontiers d’etranges pouvoirs qui se melent au quotidien de nos usages : parler, tromper, changer, eduquer, voyager… Les freres Goncourt ne disaient-ils pas que l’amour n’etait qu’un reve a propos d’une robe ? Tourner autour du vetement en faisant varier les points de vue, c’est ainsi qu’il a plu a l’auteur de questionner nos manieres d’etre et de vivre habille.
- By (author) Odile Blanc
" Dans ce livre court mais vif et erudit, et decoupe en 50 questions, Odile Blanc part de la litterature, de la peinture et de l'observation quotidienne pour faire une analyse historique et sociologique du vetement. [...] Elle cite Montesquieu, Theophile Gautier, Barbey d'Aurevilly, Baudelaire et Balzac, qui disait : La brute se couvre, le riche ou le sot se pare, l'homme elegant s'habille . L'ete, a corps et a cri Extrait de l'entretien entre Sophie Carquain et Odile Blanc. - L'ete abolit-il les differences sociales ? En se debarassant des vetements, on devient tout nu ... - Ca, c'est une illusion ! Il y a une tout autre facon de reperer l'origine sociale... Non seulement a travers les marques de lunettes et les produits solaires, mais aussi a travers le bronzage lui-meme. Il ne doit sourtout pas etre tape-a-l'oeil, ce qui serait le comble du mauvais gout. Chocolat, terre de Sienne..., on le travaille comme une etoffe ! Il y a un bronzage elegant et un bronzage bruyant , pour reprendre le mot d'Yves Saint Laurent, qui portait au pinacle le vetement silencieux ... Odile Blanc, historienne du Moyen Age, nous propose une vaste reflexion sur le vetement, mais aussi un joyeux vagabondage aux confins de la mode et de la litterature. Etre bien habille consisterait a avoir la bonne tenue dans la bonne couleur au bon moment. "
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