Correspondance 1943-1955

Theodor Adorno - Thomas Mann

by Theodor Wiesengrund Adorno, translated by Pierre Rusch

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Extent: 136 pages

Publisher: Klincksieck

Subjects: Art & Art History, Literary Studies

Series: Collection d'esthetique

Series volume number: 74

Language: French

Paperback (Published)

(October 2009)

ISBN: 9782252037348

6.3 x 9.45 inches

Price: $29.00

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C’est la culture allemande et le destin de l’Allemagne qui sont au coeur de cette correspondance, notamment au moment ou, une fois le nazisme militairement vaincu, il leur faut choisir entre le retour et un exil definitif.


Sans doute le diable a-t-il organise la rencontre de Thomas Mann et du philosophe Theodor W. Adorno, sans laquelle il eut rate son retour litteraire en plein XXe siecle. Le Russe Mikhail Boulgakov, il est vrai, y travaillait de son cote. Mais jeter l’heritier de la grande tradition humaniste allemande dans les bras d’un sociologue marxiste feru de musique dodecaphonique, c’etait particulierement bien trouve. Les echanges entre les deux hommes baignent dans cette ironie diabolique, faisant crument ressortir les contradictions de cette intelligentsia allemande que l’avenement du fascisme a dispersee aux quatre coins du monde. Mais du jour ou ils mettent en commun leurs stupefiantes ressources – d’intelligence, d’expression, d’invention, d’empathie -, ils savent aussi que rien de ce qu’ecrit l’autre ne pourra jamais les laisser indifferents. Leurs deux univers additionnes dessinent une maniere d’Allemagne ideale, qui se tiendra a bonne distance des gouffres jumeaux de la perdition et du salut.

  • By (author) Theodor Wiesengrund Adorno
  • Translated by Pierre Rusch

" C'est une relation nee d'un genre de pacte, et d'un pacte unique dans l'histoire de la litterature. (...) (...) Quand deux esprits a ce point delies et musiciens se mettent a se repondre par-dela leurs propres tensions, il en resulte une maniere d'opera de chambre, ou une cantate de l'apres-guerre, dont les accents ne peuvent s'effacer. Cette correspondance, assortie de nombreuses notes explicatives, est traduite a la perfection par Pierre Rusch. C'est un bonheur de planer pendant quelques heures a la hauteur de deux beaux esprits qui s'admirent et se respectent, et dont la rencontre etait a priori improbable : celle d'un heritier bourgeois de la grande tradition humaniste allemande et d'un sociologue marxiste feru de musique dodecaphonique. "
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